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L’« Alliance de la gauche » entre en scène pour les législatives de 2026

Par Lesinfos -le

L’« Alliance de la gauche » entre en scène pour les législatives de 2026
À moins de quatre mois des élections législatives, le Parti socialiste unifié et la Fédération de la gauche démocratique unissent leurs forces. Réunis à Casablanca, les deux partis ont annoncé la création de l’« Alliance de la gauche », une nouvelle plateforme politique qui ambitionne de peser dans le débat national.

La gauche marocaine tente de retrouver une voix commune. Mercredi à Casablanca, le Parti socialiste unifié (PSU) et la Fédération de la gauche démocratique (FGD) ont officialisé la création de l’« Alliance de la gauche », une coalition politique destinée à porter un projet commun lors des élections législatives prévues en septembre prochain.

 

Face à la presse, les dirigeants des deux formations ont présenté une charte politique et militante qui fixe les contours de cette nouvelle alliance. Plus qu’un simple accord électoral, les initiateurs revendiquent un projet appelé à s’inscrire dans la durée.

 

Selon eux, cette démarche répond à un contexte marqué par une défiance croissante envers les institutions, une participation électorale en recul et des inégalités sociales persistantes. Ils estiment également que la dispersion des forces progressistes a affaibli la capacité de la gauche à influencer les grands choix politiques du pays.

 

Une réforme politique au cœur du projet

 

Sur le plan institutionnel, l’Alliance de la gauche défend une réforme en profondeur du système politique marocain. Ses promoteurs plaident pour une monarchie parlementaire fondée sur le renforcement du rôle des institutions élues, l’élargissement des mécanismes de reddition des comptes et l’indépendance de la justice.

 

La coalition réclame également une révision du système électoral afin de garantir davantage de transparence et d’égalité des chances entre les formations politiques. Elle appelle en parallèle à une participation plus importante des jeunes, des femmes et des Marocains résidant à l’étranger à la vie politique nationale.

 

Les responsables des deux partis considèrent que le renouvellement démocratique passe par une meilleure représentation des différentes composantes de la société et par une restauration de la confiance entre les citoyens et les institutions.

 

Un discours axé sur la justice sociale

 

Sur le terrain économique et social, l’Alliance cible ce qu’elle qualifie de blocages structurels freinant le développement du pays. Corruption, rente, monopoles et conflits d’intérêts figurent parmi les principales critiques formulées par la nouvelle coalition.

 

Le projet présenté met l’accent sur la moralisation de la vie publique, à travers notamment le renforcement des mécanismes de contrôle, la déclaration du patrimoine et une responsabilisation accrue des élus.

 

Les deux partis défendent également une vision fondée sur une économie productive, une meilleure répartition des richesses et le renforcement des services publics. Éducation, santé, logement, emploi et protection sociale occupent une place centrale dans leur programme.

 

Palestine, démocratie et intégrité territoriale

 

L’Alliance de la gauche réaffirme par ailleurs son attachement aux libertés publiques et individuelles, à l’égalité entre les femmes et les hommes ainsi qu’à la lutte contre toutes les formes de discrimination.

 

Sur le plan international, elle affiche son soutien à la cause palestinienne et son opposition à la normalisation avec Israël. Elle plaide également pour une politique étrangère fondée sur l’indépendance de décision et la diversification des partenariats.

 

Concernant la question du Sahara, le PSU et la FGD réitèrent leur attachement à l’intégrité territoriale du Royaume. Ils estiment que la consolidation de la souveraineté nationale passe également par le renforcement du front intérieur, l’approfondissement démocratique et le développement régional.

 

Une machine électorale commune

 

À quelques mois du scrutin, les deux partis ont décidé de mettre en place une structure de coordination commune chargée de préparer les élections législatives.

 

Une commission nationale paritaire supervisera l’ensemble du processus électoral. Elle sera notamment chargée de l’élaboration des listes de candidatures communes, de la coordination de la campagne et du suivi organisationnel sur le terrain.

Les responsables de l’Alliance annoncent également leur volonté d’écarter toute candidature associée à des affaires de corruption ou à ce qu’ils qualifient de « partis administratifs ».

 

À travers ce rapprochement, le PSU et la FGD espèrent ouvrir un nouveau chapitre pour la gauche marocaine. Reste désormais à transformer cette convergence politique en dynamique électorale capable de peser dans les urnes lors du rendez-vous de septembre.


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